Comment savoir si mon site a été pénalisé par Google ?


Souvent lorsque l’on fait appel à nos services, la première chose que nos clients nous disent c’est : « mon site a été pénalisé, j’en suis sûr et certain ». Dans ce cas, on prend un café, on se pose autour d’une table et on discute tranquillement pour découvrir la plupart du temps que le site n’est pas PÉNALISÉ !

Il est parfois difficile de faire la différence entre un déclassement naturel, un déclassement suite à des erreurs ou des problèmes techniques mais qui ne sont pas des pénalités et de vraies pénalités Google.

Pascal le grand frère te sors d'une pénalité

Faire appel à Pascal ? Mauvaise idée …

Quelles sont les pénalités Google

Les amateurs de SEO et les plus curieux connaissent forcément deux noms : Panda et Pingouin. Cependant, il existe de nombreuses pénalités avec des noms un peu moins connus.

Il existe deux types de pénalités : les actions manuelles menées par des humains (Quality Raters) et les pénalités algorithmiques. Google est une machine géante constituée de centaines d’algorithmes empilés les uns sur les autres. Leur but étant de comprendre et d’appréhender votre site de la meilleure manière possible. Ensuite, Google fait un tri avec toutes les données récoltées et il classe les sites suivant une pertinence plus ou moins réussie. Certains algorithmes peuvent cependant avoir des effets négatifs sur le classement de votre site. Pour simplifier la chose, on dit qu’il pénalise votre site ou que vous avez subi une pénalité algorithmique de la part de Google.

Les types de pénalités manuelles : 

  • Liens artificiels vers votre site avec un impact sur les liens
  • Liens artificiels vers votre site
  • Liens artificiels sur votre site
  • Site piraté
  • Contenu peu informatif avec peu ou pas de valeur ajoutée
  • Spam agressif
  • Spam généré par l’utilisateur
  • Techniques de dissimulation (cloaking) et/ou redirections trompeuses
  • Texte caché et/ou accumulation de mots clés
  • Hébergeurs gratuits associés à du spam

Noms des mises à jour de Google (qui peuvent avoir une influence sur votre site) :

  • Panda (MAJ 4.0 depuis le 20 mai 2014)
  • Pingouin (MAJ 2.1 depuis le 4 octobre 2013)
  • Colibri (MAJ 1.0 depuis le 27 septembre 2013)

Et les autres (moins connues et pourtant…) :

  • Caféine
  • Florida
  • Vince
  • Boston
  • Buffy
  • Brandy
  • Bourbon
  • Austin
  • Nofollow

La liste est longue (voir une infographie complète) et chaque mise à jour de Google a eu une incidence sur le classement des sites.

Comment être sur qu’il s’agisse d’une pénalité ?

Commençons par les pénalités manuelles qui sont assez faciles à desceller. Si vous êtes victime d’un Quality Raters, d’une vous l’avez bien cherché (sauf si vous avez laissé votre SEO entre les mains d’une personne mal intentionnée) et de deux vous aurez un message dans l’outil Google Webmaster Tools. Le message (toujours très flou) vous indiquera les raisons de cette pénalité manuelle.

Les actions manuelles peuvent avoir une incidence sur le classement d’une page ou sur votre site dans sa globalité (et ça Google vous l’indiquera également).

Un bouton pour demander à Google de réexaminer votre site sera alors disponible. Je vous conseille de l’utiliser, uniquement si vous avez retravaillé votre site entre temps. Inutile de faire une demande si vous n’avez rien fait !

Pénalité manuelle

Moi je m’enfou, j’ai pas de message mais vous ?

Le deuxième type de pénalité vient des algorithmes de Google et là c’est beaucoup plus difficile pour identifier qui est coupable de quoi. Si vous avez subi une forte chute de trafic alors vous êtes sûrement victime d’une pénalité algorithmique. Rien de tel qu’un exemple (ci-dessous et en image) pour comprendre comment une pénalité peut être visible via votre trafic :

Pénalite algorithmique

Tu la vois ma grosse pénalité ?

Du coup, si vous observez des courbes très étranges, commencez par pleurer un bon coup. Une fois la tristesse passée, allez sur des forums spécialisés, sur Twitter et autres pour savoir si une mise à jour de Google ne vient pas d’avoir lieu. Dans notre cas, c’était assez simple de comprendre que Pingouin nous avait flingué (MAJ le 24 avril 2012 et chute le même jour).

Pour information, sachez que Google met à jour en moyenne deux fois par jour son algorithme. Certaines mises à jour n’ont quasi pas d’incidence sur le classement des sites web mais certaines sont violentes. Vous pouvez observer les modifications dans les résultats de recherche grâce à l’outil de RaphSEO : la météo des SERPs.

Autres astuces pour savoir si votre site est pénalisé ou non :

Ne prononcez pas « pénalité » si vous ne savez pas …

Dit comme ça, c’est un peu cru mais j’invite tout le monde à utiliser le terme « pénalité » avec la plus grande des prudences. Si vous ne grimpez pas dans les moteurs de recherche ce n’est pas forcément à cause d’une pénalité. Peut-être que votre site ne remplit tout simplement pas les exigences techniques qu’un site web optimisé doit avoir (balise, vitesse de chargement, contenu, etc.).

Plus rare mais déjà constaté, vous avez peut-être mal installé l’outil « Google Analytics ». Soit votre script est mal configuré, soit le script n’est pas installé sur toutes les pages. Du coup, les observations sont faussées et l’analyse sera forcément mauvaise.

Une balise « Noindex » est présente sur votre site. Là aussi ça peut paraître gros mais pourtant on en retrouve régulièrement. Forcément, si votre site empêche l’indexation par les moteurs de recherche alors votre visibilité restera nulle quoi qu’il arrive.

La saisonnalité : c’est pour moi une raison importante qui est souvent oubliée. L’activité et les recherches des internautes sont effectuées entre janvier et mi-mai et vous êtes étonné de voir une chute à partir de juin ? En fait c’est normal, c’est logique et c’est la même chose chez vos concurrents.

N'oubliez pas la saisonnalité

N’oubliez pas la saisonnalité de votre activité

Sur ce, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance soit pour éviter la pénalité, soit pour en sortir (ce n’est jamais simple)

Source image : 20minutes.fr